Rencontre avec Camille Volovitch et Jérémie Cordonnier, chargés de projets à l’Arbre des Connaissances

Mon stage arrive à sa fin, j’ai été ravie de suivre ce projet de co-construction avec vous à travers cette chronique ! Pour l’heure j’aimerais vous présenter Camille Volovitch et Jérémie Cordonnier, sans qui le projet n’aurait pu aboutir. En effet, ils sont coordinateurs pour les dispositifs Jouer à Débattre, Apprentis Chercheurs MAAD et MAAD Digital. Pour cette co-construction ils ont réussi à lier leurs compétences afin d’être les relais entre les experts de la cellule de production, les établissements scolaires et les membres du comité de pilotage.

Ils nous en disent plus sur le processus de création :

Camille Volovitch et Jérémie Cordonnier
  • Pourquoi avoir choisi de concevoir un nouveau Jouer à Débattre sur les Addictions ?

Jérémie : Ça s’est imposé assez naturellement, dans le prolongement des actions de l’association, puisqu’il y avait déjà Apprentis Chercheurs sur la thématique addiction puis MAAD Digital, un média qui décrypte les Mécanismes des Addictions à l’Alcool et aux Drogues. Ces projets nous ont permis de côtoyer les acteurs de la santé, de la prévention des addictions et de la réduction des risques. La « nouvelle prévention » met en avant le renforcement des compétences psychosociale et Jouer à Débattre est un support très précieux pour cela, pour développer une pensée critique et créatrice, apprendre à coopérer, savoir prendre des décisions, mieux communiquer etc.

  • Comment s’organise la production de ce nouveau support ?

Camille : La méthodologie d’un JAD s’appuie sur le principe d’une co-construction. Donc on associe à la production du jeu des jeunes, en l’occurrence une classe de 3e du collège Auguste Janvier à Amiens et une classe de 2de du lycée Pauline Roland à Chevilly-Larue, leurs enseignants, et une équipe avec des compétences complémentaires : un professionnel du game-design, Sébastien Odasso, un conseiller en écriture, Olivier Parent, et des chercheurs que l’on sollicite pour des conseils scientifiques. Nous avons aussi un comité de pilotage constitué des partenaires du projet, qui valide les différentes étapes de la production.

  • En quoi JADA diffère des autres ?

Jérémie : Les précédents JAD s’intéressent à des innovations scientifiques ou technologiques. Le sujet des conduites addictives, c’est le plus vieux sujet du monde ! Il fait déjà l’objet de politiques de santé publique, de législation et de prévention. L’enjeu est alors de trouver comment traiter cette question sous l’angle science-société avec un jeu de rôle favorisant l’information scientifique, la discussion et le débat.

Camille : Les acteurs auxquels on va s’adresser vont être nouveaux en termes de diffusion parce que de ce fait on va aller vers des professionnels de la santé et de la prévention.

Jérémie : Avec ce JAD il y a également une articulation thématique avec les autres projets de l’association que j’évoquais, le réseau de chercheurs impliqués dans Apprentis Chercheurs  MAAD  et MAAD Digital a d’ailleurs été sollicité.

À très vite je l’espère ! Et N’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux pour continuer de suivre l’avancée du projet ! Twitter et Facebook